Photos fournies par l’association : © Clichés urbains

CONTEXTE : Le quartier Flandre, situé dans le 19ème arrondissement de Paris, est parmi les plus pauvres de la capitale : chômage des jeunes élevé, taux d’illettrisme important, beaucoup de familles monoparentales, etc. S’y ajoute une forte rivalité entre les cités Orgues de Flandre et Michelet.

AUX ORIGINES : Après avoir monté un premier atelier photos à Montreuil (93) ouvert à des jeunes de la Cité de l’Espoir, l’association Clichés Urbains noue un partenariat avec la pépinière Mathis qui leur prête une salle pour que les enfants de l’école située juste en face suivent des cours de photos. L’activité démarre sur la base du bénévolat puis l’association va embaucher une salariée pour mener à bien les ateliers.

MISE EN ŒUVRE : Tous les samedis, durant six mois, des enfants du quartier Flandre âgés de 5 à 12 ans, et issus des deux cités rivales, se retrouvent pour participer à des ateliers photo de proximité gratuits. Les intervenants leur inculquent les connaissances de base pour bien utiliser un appareil numérique et argentique (que la structure leur prête) et proposent aux enfants de documenter leur quartier à travers des images produites selon des techniques particulières (le stromboscope, le light graff, etc.). L’association cherche avant tout à développer le regard que peuvent porter les enfants sur l’image et sur l’environnement immédiat et à susciter des interrogations sur la beauté des lieux, la poésie du quotidien, etc. Des thématiques précises sont également abordées, prétexte à jeu photographique et à enseignement de culture générale. En 2013, les enfants ont ainsi eu à incarner un grand homme le temps d’un cliché (en étant déguisé au préalable et en prenant une pose particulière), l’occasion d’échanger sur les combats menés par les personnages incarnés (Nelson Mandela, Martin Luther King, etc.).

TEMPS FORT : Chaque automne, les travaux des enfants sont exposés dans différents lieux du quartier (la piscine, la pépinière Mathis, etc.), l’occasion de créer du lien social autour de leurs clichés et de favoriser la rencontre entre communautés dans un quartier où elles peinent à se mélanger. Les expositions permettent également d’inviter les habitants à porter un nouveau regard sur leur lieu de vie et à revaloriser l’image du quartier dont la richesse est souvent ignorée.

ET DEMAIN ? : D’année en année, le programme pédagogique de l’atelier s’étend, au gré de l’intervention de plus en plus courante de photographes professionnels.

 

ACTEURS ET CONTACTS :

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